Je vous ai parlé déjà parlé de ce rassemblement et vous avais mis le lien qui permettait de signer une pétition et de s'informer sur cette pratique d'un autre âge. Nous avons été plusieurs à échanger sur le sujet.


http://www.abolition-deterrage.com


La presse a bien entendu commenté la "chose".....

Il est toujours bon de savoir que de nombreux opposants étaient présents sur les lieux ou près de 800 chasseurs étaient réunis pour trois jours.

Le président de l'Association française des équipages de vénerie sous terre (AFEVST), à l'origine de ce rassemblement a déclaré :

"cette manifestation consiste à juger les aptitudes de chiens de terrier et à s'entraîner pour la prochaine saison de chasse en septembre prochain afin de promouvoir les chasses de tradition" (houp's !!!!)

La chasse au blaireau est strictement réglementée et ne pouvait avoir lieu qu'à la condition expresse, posée par la préfecture, qu'il n'y ait pas de mise à mort de ces animaux (on croit rêver.....).

Fin avril, de nombreuses associations de défense des animaux se sont indignées de cette pratique, qualifiée de "barbare" par l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS). Cette association a d'autre part souligné que "
la population des blaireaux est en chute libre en France, et alors que cette espèce est protégée dans la plupart des autres pays d'Europe, le gouvernement français continue de cautionner cette pratique moyenâgeuse et inutile pour le loisir de quelques uns".

Au début du mois de mai, Dominique Voynet (sénatrice Verts de Seine-Saint-Denis) avait écrit à Jean-Louis Borloo (ministre de l'Ecologie) pour réclamer l'annulation de la manifestation.

Il faut tout de même savoir que le président de l'AFEVST ne comprend pas "
ces attaques d'écologistes de tous bords alors qu'il n'y a pas mise à mort de l'animal"!!!!!



Dominique Voynet ne pouvant être là s'est fait représenter par son assistant parlementaire qui a lu le propos suivant  aux opposants présents :


 "Mes chers amis,

Je tiens, puisque je ne peux pas être parmi vous aujourd'hui, à vous faire savoir ma solidarité et mon soutien.

On aimerait pouvoir se dire que les pratiques que vous dénoncez, que nous dénonçons aujourd'hui, ne devraient plus avoir cours en France. Qu'elles devraient, disons le sans ambiguïté, y être interdites, comme elles le sont chez tant de nos voisins. On aimerait se dire que, dans la France de 2008, il n'est pas nécessaire de manifester, de signer des pétitions, de se rassembler pour que, tout simplement, on renonce à de telles manifestations de cruauté gratuite, de violence et au fond, d'indignité.

Comme vous, j'ai entendu les moqueries de ceux qui considèrent qu'il est vain, désuet et au fond ridicule de se passionner pour le sort du blaireau. J'ai vu, comme vous, les sourires de ceux qui ne comprennent guère qu'on se mobilise contre le déterrage des blaireaux. Et je sais que les sarcasmes  peuvent désarmer le courage de celles et ceux qui ne se résignent pas à l'inacceptable, même lorsque l'inacceptable s'exerce contre des animaux.

Ce que je veux vous dire aujourd'hui, c'est de ne pas vous laisser aller, de ne pas succomber aux moqueries.

Continuez d'expliquer, de convaincre. De redire que, non, les hommes ne sont pas mieux traités parce qu'on maltraite les animaux. De dire que, si la vertu d'une société se mesure aussi au sort qu'elle réserve aux plus faibles, aux fragiles, à ce qui est sans défense, alors le sort des animaux nous en dit long sur notre société.

Je veux croire que votre mobilisation sera massive, indignée mais aussi enthousiaste. Et que nous finirons par faire admettre à notre pays qu'il ne se grandit lorsqu'il laisse persister la part imbécile des traditions, la cruauté erigée en sport, la violence en spectacle.

Je ne suis pas là, mais, croyez-le, je suis avec vous. Je vous remercie. 




Merci à Hervé (Taomugaïa) chez qui je passe chaque jour  (voir mes liens) de m'avoir permis de recopier ce discours qui vient à point pour compléter mon article.

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