Depuis le 16 mai dernier et jusqu'à demain lundi, la communauté tamoule de la Réunion célèbre Mariamen, la déesse hindoue de la santé.

Aujourd'hui dimanche, une grande cérémonie était organisée à la "Sapèl la misèr" (chapelle de la misère) à Villèle, dans les Hauts de Saint-Paul. D'autres cérémonies ont eu lieu bien sûr dans les autres chapelles hindouistes de l'île.

Mariamen est une divinité centrale de la religion tamoule (Mâryammâ : en tamoul, ammâ signifie maman ; mâri désigne notamment la variole et la pluie). Elle fait partie des "shakti", des énergies spirituelles de Siva. Elle est à la fois la déesse de la maladie et de la santé. Elle incarne un principe ambivalent, en général positif, mais qui peut s'avérer négatif si elle est négligée. Les fidèles lui demandent la santé et la guérison des maladies pour eux, leur famille mais surtout pour les enfants, à l'aide de prières, de récitations de mantras et de chants pieux.  Elle est également vénérée en tant que protectrice des récoltes.

Mariamen ne boit pas de sang, refuse les sacrifices. Sa célébration est marquée par le partage au temple d'un repas végétarien, suivi d'une danse rituelle : karagam. Cette danse s'effectue en portant un récipient contenant de l'eau safranée au curcuma, recouvert de bambou et orné de brindilles, de feuilles et de fleurs de lilas des Indes, le végétal associé à cette déesse.

La couleur blanche est de rigueur..... La statue de la déesse est promenée autour des temples, dans les rues, morceaux symboliques de l'univers. Elle est placée sur un char, souvent confectionné avec les "moyens du bord" mais toujours avec beaucoup d'amour.....Ce sont les rites purificateurs et les processions qui composent l'essentiel du culte.

L'autre partie importante du rituel est constitué par la "pûjà", cérémonie complexe d'offrandes à la divinité. Les Malbars (indiens) utilisent le mot "poussé".







Des fidèles portent deux statues ("sélé") de Mariamen. Elles seront disposées sur un char qui les emmènera en procession.

 

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