Quand le mal est fait......


En BIRMANIE : les mangroves, détruites par l'homme, n'ont pu protéger du cyclone


Si elles n'avaient pas été partiellement détruites par l'homme, les mangroves auraient pu réduire l'impact du cyclone Nargis (estimation de l'agence des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation basée à Rome / FAO).

"Ces dernières décennies, les forêts de mangroves ont été largement détruites sur les côtes de Birmanie, exposant davantage les communautés côtières aux dommages causés par les cyclones" a indiqué l'agence dans un communiqué ce jeudi.

Toujours selon l'agence, "ces forêts auraient pu réduire les dommages causés par les vagues provoquées par le cyclone Nargis".

"Les mangroves ont été converties en terres agricoles et en zones de pisciculture. Des habitations ont été construites plus près de la mer. L'absence d'une forêt protectrice tampon a augmenté les risques pour les populations humaines dans de nombreux pays, notamment en Birmanie" a expliqué Jan Heino, responsable du département forêts.

"La zone de mangrove dans le delta d'Ayeyarwady, sévèrement touchée par le cyclone, a été réduite de moitié par rapport à la superficie qu'elle couvrait en 1975, soit un peu plus de 100 000 hectares".

"Les vagues déclenchées par le cyclone sont montées jusqu'à 3.5 mètres de haut. Si la mangrove et ses racines aériennes ne peuvent empêcher la submersion des terres, elles peuvent potentiellement réduire considérablement l'impact des inondations et agir comme des coupe-vent".

Et l'agence de souligner  que "lorsque le cyclone Sidr a frappé le Bengladesh en novembre 2007, les forêts de Sunderbans ont joué un rôle crucial dans la réduction des effets mortels du cyclone."








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